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Sondage Ifop - Les Français et l’accompagnement de la fin de vie

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Publié le
2 novembre 2026

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Sondage Ifop - Les Français et l’accompagnement de la fin de vie

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Sondage Ifop : 85 % des Français considèrent la légalisation de l’aide à mourir comme une bonne chose

Un nouveau sondage Ifop réalisé pour l’ADMD et le CEPAM révèle une large adhésion à la légalisation de l’aide à mourir. Mais les Français expriment également de fortes attentes concernant l’application effective de ce nouveau droit, l’accès à l’information et le respect de leurs volontés en fin de vie.

À l’occasion de la 19ᵉ Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité, le 2 novembre 2026, l’ADMD dévoile les résultats d’une enquête Ifop consacrée au regard des Français sur l’accompagnement de la fin de vie.

Réalisée du 12 au 19 octobre 2026, cette étude met en évidence un soutien important à la loi relative au droit à l’aide à mourir, promulguée en août dernier, mais aussi plusieurs défis pour garantir son application.

Une large adhésion à la légalisation de l’aide à mourir

85 % des Français considèrent la légalisation de l’aide à mourir comme une bonne chose, dont 38 % comme une très bonne chose. Seuls 7 % portent un jugement négatif sur cette évolution législative.

Si 84 % des personnes interrogées ont entendu parler de la nouvelle loi, seules 34 % déclarent savoir précisément de quoi il s'agit.

Cette différence souligne la nécessité de poursuivre les efforts d'information pour permettre à chacun de connaître ses nouveaux droits et les conditions pour y accéder.

L'application effective de la loi, une priorité

Pour 66 % des Français, la priorité est désormais d'informer la population sur le nouveau droit à l'aide à mourir et de garantir son application effective sur l'ensemble du territoire.

À l'inverse, 20 % privilégient une réouverture du débat parlementaire afin d'élargir ce droit à d'autres situations.

Cette attente s'inscrit dans un constat plus général : 77 % des personnes interrogées estiment que les Français ne sont pas suffisamment informés sur leurs droits en matière de fin de vie.

Par ailleurs, 59 % ne pensent pas que tous les Français puissent aujourd'hui bénéficier d'un accompagnement de fin de vie adapté à leurs besoins, quel que soit leur lieu de résidence.

Ces résultats rappellent que la reconnaissance d'un droit doit s'accompagner de conditions permettant à chacun d'en bénéficier réellement.

Directives anticipées : une connaissance encore insuffisante

L'enquête révèle également d'importantes lacunes concernant les directives anticipées, qui permettent à chacun d'exprimer par écrit ses volontés relatives à sa fin de vie.

Si 54 % des Français en ont déjà entendu parler, seuls 22 % déclarent savoir précisément de quoi il s'agit.

À peine 13 % des personnes interrogées ont rédigé leurs directives anticipées, tandis que 44 % ont fait part oralement de leurs volontés à leurs proches.

Pourtant, parmi les personnes n'ayant pas encore rédigé ce document, 49 % envisageraient de le faire dans les prochaines semaines si elles disposaient de toutes les informations nécessaires.

Un résultat qui souligne l'importance de la sensibilisation et de l'accompagnement dans cette démarche essentielle.

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